Gueule de bois
La semaine dernière, face au LOU, le XV du « Ercété » n’avait pas vraiment gâté ses supporters, l’avant-veille de Noël. En se déplaçant à Biarritz, ce samedi, ils ont toutefois pensé à apporter de belles étrennes à leurs hôtes du jour. Celles-ci ont été symbolisé par une prestation médiocre, piteuse et j’irais même jusqu’à dire honteuse pour les supporters que nous sommes. Si nos protégés avaient pris le point de bonus défensif, on aurait même pu croire à un « match arrangé ».
Face à des biarrots qui jouaient leur peau, le RCT est totalement passé à côté de son sujet (défaite 25-6). Aux éternelles lacunes (touche défaillante, manque d’intelligence, jeu au pied déficient) s’est ajouté un manque de combativité et d’implication, une mêlée chahutée, beaucoup de maladresse, une défense moins hermétique (même si nous n’encaissons qu’un essai, au final) et de l’indiscipline… Dès le coup d’envoi (en avant de Tawake), le ton était d’ailleurs donné. Le BO sans génie mais orgueilleux – et emmené par un bon Yachvili – n’en demandait sûrement pas tant.
En sachant qu’il fallait tenter de faire douter un BO convalescent, je m’interroge, par ailleurs, sur le fait de commencer contre le vent. Et davantage encore sur le fait de taper des chandelles compte tenu de ce choix. Énième pitrerie au cours d’une saison durant laquelle notre manque de discernement nous coûte cher (remember la dernière minute à Castres). Le paroxysme de la bêtise fut tout de même atteint lors de la quarantième minute : alors que Wilkinson se trouvait à terre, nous continuâmes, en possession du ballon, à jouer – ou plutôt à reculer – Smith (à faire rapidement reposer) s’offrant même le luxe de balancer l’ovale vers un ami imaginaire. Résultat : les locaux récupérèrent le ballon avant que Bosch n’ajuste un drop, face aux poteaux. À ce moment là, j’ai entendu ma télé me supplier de la laisser en vie.
Inutile de disserter des heures. Si vous avez assisté à cette parodie, vous conviendrez aisément qu’il n’y a absolument rien à retenir de ce match indigeste. Sinon que les joueurs avaient visiblement déjà la tête au réveillon. Aucun d’eux n’est à sortir du lot, parlons plutôt de naufrage collectif. Collectif duquel personne ne s’est dégagé pour tenter de sonner la révolte. Seule (maigre) consolation : il sera difficile d’être plus mauvais. Certains enseignants ont pour coutume, même en cas de très mauvaise copie, de mettre un point pour le papier et l’encre. Il n’y avait ni papier, ni encre, côté toulonnais, hier soir.
Bonne année, tout de même. ;-)

