Une victoire en trompe l’œil
Mourad Boudjellal ne pourra pas se plaindre de l’arbitrage ce soir, au sortir de la victoire de son équipe sur de courageux bayonnais. L’expulsion (définitive) sévère de Yohan Huget (26′), qui faisait son retour à la compétition, a facilité le match des toulonnais et fait gonfler le score d’une partie jusqu’alors plutôt équilibrée.
Malgré cette large victoire bonifiée (50 – 10), nous avons assisté à un match d’un niveau assez faible ponctué par de nombreuses fautes et en-avant. La première mi-temps fut, notamment, d’un ennui total tout juste éclairée par cette occasion d’essai de Palisson qui buta sur Heymans. En seconde période, le RCT, en supériorité numérique, réussit à accélérer, inscrivant cinq essais. Pas de quoi pavoiser pour autant, d’autant plus que nous avons été sérieusement bougé en mêlée fermée (trois de perdues sur notre propre introduction).
J’ai aimé :
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le 100% de Wilko (le deuxième consécutif, en championnat) ;
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la deuxième moitié de la seconde période dans laquelle nous avons su accélérer et faire quelques bons choix pour aller chercher le bonus offensif ;
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la partie d’Armitage, coureur et disponible ;
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Bastareaud, un peu plus tonique que les matchs précédents et avançant sur chaque duel ;
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la rentrée de Messina. : un ballon arraché dans les mains d’un bayonnais dès son entrée, un bel essai, une magnifique passe en aveugle. Un petit bémol, cependant, sur l’essai bayonnais sur lequel Geoffroy glisse peut-être un peu trop rapidement.
Je n’ai pas aimé :
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la première mi-temps indigeste. Absence de maitrise, sorties de balle trop lente, bayonnais à la faute. Ennuyant ;
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notre inquiétante performance en fermée ;
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les coups de pied par dessus de Tillous-Borde directement sur Heymans, à chaque renvoi, en première période. Peut-on m’expliquer l’intérêt ? Le demi de mêlée fut même contré (20′), ce qui aurait pu amener un essai bayonnais ;
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le sévère carton rouge d’Huget qui vient fausser la partie (et ce même si cela nous a facilité la tâche) ;
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VNK qui tape (mal) au pied ;
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le même VNK qui décide, de façon peu judicieuse, alors que nous avons été dominé dans ce secteur, de prendre une mêlée à cinq sur une pénalité en notre faveur (35′) ;
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les « et ils sont où les bayonnais » scandé par le public de Mayol. Il existe d’autres manières d’exprimer sa joie, surtout que notre partition n’incite pas à l’enthousiasme béat.
Je reste dubitatif :
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sur l’apport de S. Shaw, que cela soit dans le jeu ou en mêlée fermée.
Un petit mot, pour finir, sur M. Boudjellal qui honorait sa suspension de 130 jours. Le président des Rouge et Noir, en malin qu’il est, a suivi la rencontre depuis le toit du tunnel menant aux vestiaires. Une façon de rester au plus près de la pelouse et de ses joueurs tout en faisant grogner la ligue. Un stratagème qui sera cependant difficile de répéter à l’extérieur.

