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Touché mais pas coulé

Choc entre deux prétendants aux phases finales dans un Stade de France qui n’a pas fait le plein. Les parisiens, après deux défaites consécutives, veulent réenclencher la marche avant tandis que les varois – qui restent sur deux prolifiques victoires – comptent s’accrocher à cette précieuse troisième place. Un match, en direct sur Canal +, commenté par Christophe Laussucq.

Première mêlée et première pénalité pour les locaux, Attoub prenant le meilleur sur Emmanuelli. Dupuy manque la cible, ce qui ne sera pas le cas de Wilkinson, deux minutes plus tard. Malgré cette ouverture du score, les toulonnais subissent les offensives adverses. Les coups de pied hasardeux de Warwick et un deuxième échec de Dupuy leurs permettent toutefois de rester devant, Wilkinson se permettant même le luxe d’ajouter trois nouveaux points. Entre temps les sanguins Botha (en mode Chesney souriant) et Papé avaient fait connaissance. Vient la vingt-deuxième minute avec cette blessure de Sir Johnny que l’on espère pas trop grave (Canal + parle de trois semaines). Giteau est repositionné au centre, tandis que Messina fait son entrée. Le Stade français continue à appuyer sur l’accélérateur et c’est fort logiquement qu’il revient à hauteur (6-6). Le RCT, sevré de ballons (en cause, notamment, une touche plus que jamais défaillante) est contraint à défendre. Il aura fallu attendre la toute dernière minute de cette insipide première période (nombreux en-avant, mêlées brouillonnes) pour voir les visiteurs enchainer quelques temps de jeu et semer un peu la zizanie dans la défense parisienne. Une pénalité récoltée sur le gong permet même aux toulonnais de virer en tête aux citrons (6-9). Contre le cours du jeu.

Le début du deuxième acte est encore à l’avantage des locaux qui ont fait entrer Contepomi. Dupuy égalise avant que Papé vienne concrétiser la domination parisienne d’un essai initié par une grosse accélération de Sackey (16-9). S’en suit une période de domination toulonnaise de dix minutes. À tour de rôle Smith et Armitage mettent le feu dans la défense locale. Malheureusement la finition laisse à désirer et Giteau & Lapeyre ratent deux pénalités sur les trois tentés. La plus difficile (des 50 mètres) permet, néanmoins, aux Rouge & Noir de rester au contact, à quatre longueurs des stadistes (16-12). À dix minutes de la fin, Dupuy, d’une énième pénalité, leurs redonne un peu d’air. Le « Ercété » ne se contente pas du bonus défensif et parvient à investir le camp parisien. Giteau affole la défense et suite à plusieurs temps de jeu Armitage vient finalement inscrire un essai en bout de ligne, alors que les cloches avaient retenti. C’est à Giteau que revient la lourde charge de transformer en coin cet essai inespéré. L’australien ne tremble pas et permet aux varois de repartir avec deux points (et d’en enlever deux supplémentaires à un concurrent direct) précieux dans la course aux phases finales (19-19). Sur le fil. Dur pour des parisiens qui ont globalement dominé la partie même si nos Rouge & Noir ont eu le mérite de se se battre et d’y croire jusqu’au bout. On aurait quand même souhaité qu’ils « se bougent » un peu plus tôt. Et surtout qu’ils ne retombent pas dans leur travers en touche (sept munitions gaspillées !). Au regard de cette seule statistique le match nul est déjà un exploit.

Pour la réception de Montpellier, autre concurrent direct, il sera nécessaire de retravailler les fondamentaux (je n’aurais pas filé une semaine de vacances moi…) : touche mais aussi mêlée, bousculée aujourd’hui. Au niveau individuel, je note, une fois de plus, l’excellente prestation d’Armitage, au four et au moulin et même capable de reprendre un Sackey lancé à pleine vitesse, la prestation de Giteau qui a remis l’équipe sur de bons rails et qui a bien plus d’influence sur le jeu qu’au centre, la rentrée de Shaw qui a soulagé un peu la touche. Emannuelli, selon moi, n’est plus au niveau et le poste de pilier gauche reste notre principal talon d’Achille.

Prochain rdv le 2 mars, à Mayol. Avec Rémy Martin sur le terrain ? :D

Toulon en roue libre

Quatrième victoire bonifiée d’affilée pour le RCT à l’issue d’une partie plutôt bien maitrisée. Un large succès (44 – 7) qui doit, néanmoins, être tempéré au vu de la modeste opposition bordelaise. Après avoir assuré l’essentiel face au LOU, le week-end dernier, le staff de l’UBB avait décidé de faire tourner l’effectif. Au vu du nombre de placages manqués et du manque d’inspiration offensif, on peut dire que cela n’est pas passé inaperçu.

J’ai noté, au niveau collectif :

  • une belle entame de match, faite de pression et de sorties de balle rapides. Cette domination ne fut malheureusement que modestement concrétisée, à la onzième minute, par une pénalité de Wilkinson ;
  • nos essais en première main, fruit d’un bon travail en amont, à l’entrainement ;
  • les vingts premières minutes de la seconde période bafouillées ;
  • l’excès de lancers sur Samson qui nous a coûté deux touches intéressantes à proximité de la ligne d’en-but bordelaise. La réussite est revenue dès lors qu’on a varié en visant VNK ou Armitage, à l’image du deuxième essai de Lewis-Roberts ;
  • un manque d’alternance dans le jeu, parfois, avec trop de même sens qui facilite la défense adverse. Je pense notamment à la fois où on revient trois fois dans le fermé au lieu d’inverser.

J’ai noté, au niveau individuel :

  • l’entrée prolifique de Lewis-Roberts, auteur de deux essais. Profil très intéressant à quelques mètres de la ligne d’en-but ;

  • la bonne partie de Samson qui fait petit à petit son trou, malgré une forte concurrence. Bon sauteur et présent dans le jeu courant ;
  • l’excellente partie, une fois encore, d’Armitage. Disponible, gratteur, coureur, avançant systématiquement ovale en main. La bonne pioche du recrutement ;
  • Tillous-Borde, en progression (grosse activité, éjection rapide, bel essai) même si je continue à pester contre certains coups de pied par dessus peu pertinents et quelques mauvais choix ;

  • le nouveau 100% de Wilko, décidément très adroit ces dernières semaines ;
  • Giteau offre un essai aux visiteurs mais revient sauver, par deux fois, la maison Rouge et Noire. En attente de son premier coup d’éclat offensif ;
  • Bastareaud, moins présent que face à Bayonne et toujours à la recherche de son premier essai. Intéressant car il monopolise toujours deux/trois défenseurs mais a du mal à faire jouer derrière lui. A dégueulé deux/trois ballons. Remplacé par Messina qui inscrit un essai en moins de cinq minutes de temps de jeu. Forte concurrence au centre. ;
  • les montées en pointe de Smith, toujours aussi kamikazes, ajoutées à des placages peu précis. Beau travail sur le premier essai, néanmoins ;
  • l’assurance de Lapeyre, à l’arrière. Belle passe sur un pas, sur le premier essai, mais jeu au pied toujours aussi discutable, raison pour laquelle je le préfère à l’aile. Ceci permettrait, du reste, d’essayer Palisson, peu à l’aise à l’aile, en XV.

Au final, une partition intéressante qu’il faudra, au moins, rejouer le week-end prochain face au Stade-Français, une toute autre opposition. En attendant, le RCT compte six points d’avance sur le cinquième et treize sur le septième, premier non qualifié pour la H-CUP 2012-2013. De quoi préparer sereinement le déplacement en terre parisienne.

12
fév 2012
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Une victoire en trompe l’œil

Mourad Boudjellal ne pourra pas se plaindre de l’arbitrage ce soir, au sortir de la victoire de son équipe sur de courageux bayonnais. L’expulsion (définitive) sévère de Yohan Huget (26′), qui faisait son retour à la compétition, a facilité le match des toulonnais et fait gonfler le score d’une partie jusqu’alors plutôt équilibrée.

Malgré cette large victoire bonifiée (50 – 10), nous avons assisté à un match d’un niveau assez faible ponctué par de nombreuses fautes et en-avant. La première mi-temps fut, notamment, d’un ennui total tout juste éclairée par cette occasion d’essai de Palisson qui buta sur Heymans. En seconde période, le RCT, en supériorité numérique, réussit à accélérer, inscrivant cinq essais. Pas de quoi pavoiser pour autant, d’autant plus que nous avons été sérieusement bougé en mêlée fermée (trois de perdues sur notre propre introduction).

J’ai aimé :

  • le 100% de Wilko (le deuxième consécutif, en championnat) ;

  • la deuxième moitié de la seconde période dans laquelle nous avons su accélérer et faire quelques bons choix pour aller chercher le bonus offensif ;

  • la partie d’Armitage, coureur et disponible ;

  • Bastareaud, un peu plus tonique que les matchs précédents et avançant sur chaque duel ;

  • la rentrée de Messina. : un ballon arraché dans les mains d’un bayonnais dès son entrée, un bel essai, une magnifique passe en aveugle. Un petit bémol, cependant, sur l’essai bayonnais sur lequel Geoffroy glisse peut-être un peu trop rapidement.

Je n’ai pas aimé :

  • la première mi-temps indigeste. Absence de maitrise, sorties de balle trop lente, bayonnais à la faute. Ennuyant ;

  • notre inquiétante performance en fermée ;

  • les coups de pied par dessus de Tillous-Borde directement sur Heymans, à chaque renvoi, en première période. Peut-on m’expliquer l’intérêt ? Le demi de mêlée fut même contré (20′), ce qui aurait pu amener un essai bayonnais ;

  • le sévère carton rouge d’Huget qui vient fausser la partie (et ce même si cela nous a facilité la tâche) ;

  • VNK qui tape (mal) au pied ;

  • le même VNK qui décide, de façon peu judicieuse, alors que nous avons été dominé dans ce secteur, de prendre une mêlée à cinq sur une pénalité en notre faveur (35′) ;

  • les « et ils sont où les bayonnais » scandé par le public de Mayol. Il existe d’autres manières d’exprimer sa joie, surtout que notre partition n’incite pas à l’enthousiasme béat.

Je reste dubitatif :

  • sur l’apport de S. Shaw, que cela soit dans le jeu ou en mêlée fermée.

Un petit mot, pour finir, sur M. Boudjellal qui honorait sa suspension de 130 jours. Le président des Rouge et Noir, en malin qu’il est, a suivi la rencontre depuis le toit du tunnel menant aux vestiaires. Une façon de rester au plus près de la pelouse et de ses joueurs tout en faisant grogner la ligue. Un stratagème qui sera cependant difficile de répéter à l’extérieur.

29
jan 2012
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Contrat rempli

Le RCT a atteint son but en revenant avec le bonus offensif de son déplacement en Italie. Une victoire bonifiée (6 – 50) synonyme de quart de finale à domicile. N’ayant pas vu cette partie, non télévisée, difficile de se faire une idée de la prestation des Rouge et Noir. Je noterais donc juste que sept essais ont été inscrit (dont deux par un Lapeyre décidément très actif ces derniers temps) alors que six points furent encaissés (contre 22, à l’aller).

Pour ce quart de finale de Challenge Cup, les toulonnais auront l’honneur de recevoir les Harlequins. Les anglais, en s’inclinant chez les irlandais du Connacht (qui n’avaient pas gagné une rencontre jusqu’à là) n’ont pas su profiter de l’opportunité offerte par la défaite toulousaine quand à une qualification en quart de finale de H-Cup. Visiblement capable du meilleur (victorieux à Toulouse), comme du pire, les Quins seront à prendre au sérieux en avril prochain. La forme physique des deux équipes, au démarrage de la dernière ligne droite de la saison, sera probablement un élément clé.

En cas de qualification, le « Ercété » recevra (probablement le Stade-Français) en demi-finale. Il y a deux ans, Toulon n’avait pas su saisir la chance qui lui offrait une finale quasiment à domicile (à Marseille, défaite 28-21 face aux Cardiff Blues). Espérons que nous saurons, cette fois-ci, profiter de ce tirage au sort heureux.

Retour au championnat le week-end prochain avec la réception des bayonnais (samedi, 14h15).

22
jan 2012
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Les cinq dernières minutes

C’est le titre d’une célèbre série télévisée française, au temps de l’ORTF. Cela correspond aussi à la période la plus intéressante de cette confrontation entre le RCT et le LOU, pour le compte de la cinquième journée du Challenge Européen. À vrai dire, les soixante quinze autres minutes ne furent qu’ennui et désabusement.

Il ne restait donc plus que cinq minutes aux locaux pour arracher un point de bonus offensif (qui comptera au moment de classer les premiers de chaque poule) et marquer, par conséquent, deux essais. Le premier fut offert par les lyonnais suite à une touche très mal négociée, à cinq mètres de leur en-but ; le second, en revanche, ne doit rien aux visiteurs. Les images valent mieux que des mots : http://www.youtube.com/watch?v=OPDDGD9QOYk Soit quatre-vint mètres remontés en une minute-trente (alors que la sirène avait retenti), au travers d’une succession de passes et d’un sauvetage de Lovo, qui aboutiront à cet essai de Rooney dans un Mayol déchainé.

Contrat rempli malgré, à l’image de deux des trois dernières sorties, un niveau de jeu indigent. Certes, l’équipe avait été légèrement remanié par rapport au dernier match face à Clermont mais tout de même, nous sommes en droit d’attendre davantage de maitrise face à une équipe lyonnaise qui a bien d’autres préoccupations que cette « petite » coupe d’Europe. Une nouvelle fois, il a grandement manqué d’imagination, de créativité et de vitesse d’exécution (à l’image d’un Magnaval encore beaucoup trop tendre) aux toulonnais pour franchir l’efficace rideau défensif des rhodaniens. Et ce n’est pas une mêlée dominatrice (face à un pack B lyonnais), notamment en seconde période, qui doit nous réconforter.

Au sein de ce Challenge européen, il ne reste plus, maintenant, qu’à finir le travail, en allant s’imposer avec le point de bonus offensif à Padoue, ce qui, sans manquer de respect aux italiens, ne constituerait pas un exploit. Tout autre résultat pourrait remettre en cause un quart de finale à domicile, en fonction des performances des autres premiers de poule actuels. De quoi aborder cette prochaine rencontre avec le plus grand sérieux.

16
jan 2012
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Envie mais impuissance

Après leur désastreuse prestation, en terre basque, le « Ercété » avait beaucoup à se faire pardonner, hier soir, du côté de Clermont. À contrario du week-end dernier, nous pouvons nous satisfaire de l’implication et l’envie des joueurs. Sur le plan du jeu, il y a, en revanche, encore beaucoup de travail.

Dans un match engagé et face à un favori au bouclier de Brennus, Toulon a longtemps rompu avant de finir par plier (25-19, au final). Confisqué de ballon, les Rouge et Noir ont été contraint de défendre toute la partie, ce qui m’incite à me contenter de ce point de bonus défensif. Difficile d’espérer mieux quand on ne passe pas plus de cinq secondes dans les 22 adverses (avant notre incursion, en toute fin de match). Le 100% de Wilco, de l’opportunisme et une excellente défense ont, toutefois, permis d’inquiéter, jusqu’à la fin, les locaux.

Nous pouvons légitimement nous féliciter de l’investissement des joueurs mais n’avaient-ils pas, néanmoins, autre chose à opposer à des clermontois maitrisant bien leur sujet ? Pourquoi, par exemple, avoir refusé de jouer les turnovers (Armitage…) ? Pourquoi nos coups de pieds de dégagement sont autant de ballons de relance pour l’adversaire (pas la première fois) ? Trouver la touche pour « calmer le jeu » ou taper dans un « coin mort » ne serait-il pas plus pertinent ? Pourquoi s’obstiner à faire du pick and go, sur la dernière action du match, alors que nous nous doutions bien qu’on ne passerait pas de cette façon là ? Pourquoi, en somme, ne pas être plus entreprenants et intelligents ?

Autre bémol, le cruel constat de notre manque de puissance. Là où les jaunards avançaient sur chaque duel, nos Rouge et Noir furent incapables de franchir – sur les quelques ballons qu’ils ont joué – le premier rideau adverse. Vous y ajoutez un manque d’inspiration et de créativité évident et vous n’êtes pas loin du néant, offensivement parlant. La mêlée fut, également, globalement en difficulté tandis que la touche reste notre souci numéro un.

Sur le plan individuel, j’ai noté un Smith encore complètement à coté de ses pompes (il est temps de l’écarter pendant un petit moment), un pâle-isson, un Tillous-Borde toujours aussi peu convaincant, un Emmanuelli en grosse difficulté. J’ai apprécié, en revanche, le 100% de Wilko, la prestation de Messina, la hargne d’Orioli et le passage de Giteau à la mêlée . JVN, capitaine du navire, a fait une prestation correcte mais semblait accuser un peu le coup en fin de partie.

Au final, le RCT a pu se jauger face à ce qui se fait de mieux – avec Toulouse – en France. Constatons avec humilité que nous sommes encore loin du niveau des auvergnats. Fort heureusement, cet essai casquette nous permet de revenir avec un point et donnera, sans doute, un peu de baume au cœur aux joueurs et au staff. Nous retrouvons le podium, il va maintenant falloir s’y accrocher. Pour retrouver les clermontois, sur notre chemin, en juin prochain ?

09
jan 2012
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Gueule de bois

La semaine dernière, face au LOU, le XV du « Ercété » n’avait pas vraiment gâté ses supporters, l’avant-veille de Noël. En se déplaçant à Biarritz, ce samedi, ils ont toutefois pensé à apporter de belles étrennes à leurs hôtes du jour. Celles-ci ont été symbolisé par une prestation médiocre, piteuse et j’irais même jusqu’à dire honteuse pour les supporters que nous sommes. Si nos protégés avaient pris le point de bonus défensif, on aurait même pu croire à un « match arrangé ».

Face à des biarrots qui jouaient leur peau, le RCT est totalement passé à côté de son sujet (défaite 25-6). Aux éternelles lacunes (touche défaillante, manque d’intelligence, jeu au pied déficient) s’est ajouté un manque de combativité et d’implication, une mêlée chahutée, beaucoup de maladresse, une défense moins hermétique (même si nous n’encaissons qu’un essai, au final) et de l’indiscipline… Dès le coup d’envoi (en avant de Tawake), le ton était d’ailleurs donné. Le BO sans génie mais orgueilleux – et emmené par un bon Yachvili – n’en demandait sûrement pas tant.

En sachant qu’il fallait tenter de faire douter un BO convalescent, je m’interroge, par ailleurs, sur le fait de commencer contre le vent. Et davantage encore sur le fait de taper des chandelles compte tenu de ce choix. Énième pitrerie au cours d’une saison durant laquelle notre manque de discernement nous coûte cher (remember la dernière minute à Castres). Le paroxysme de la bêtise fut tout de même atteint lors de la quarantième minute : alors que Wilkinson se trouvait à terre, nous continuâmes, en possession du ballon, à jouer – ou plutôt à reculer – Smith (à faire rapidement reposer) s’offrant même le luxe de balancer l’ovale vers un ami imaginaire. Résultat : les locaux récupérèrent le ballon avant que Bosch n’ajuste un drop, face aux poteaux. À ce moment là, j’ai entendu ma télé me supplier de la laisser en vie.

Inutile de disserter des heures. Si vous avez assisté à cette parodie, vous conviendrez aisément qu’il n’y a absolument rien à retenir de ce match indigeste. Sinon que les joueurs avaient visiblement déjà la tête au réveillon. Aucun d’eux n’est à sortir du lot, parlons plutôt de naufrage collectif. Collectif duquel personne ne s’est dégagé pour tenter de sonner la révolte. Seule (maigre) consolation : il sera difficile d’être plus mauvais. Certains enseignants ont pour coutume, même en cas de très mauvaise copie, de mettre un point pour le papier et l’encre. Il n’y avait ni papier, ni encre, côté toulonnais, hier soir.

Bonne année, tout de même. ;-)

01
jan 2012
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